Louer son bien quelques nuits sur des plateformes type Airbnb peut dégager une rentabilité supérieure à la location classique — au prix d'une gestion plus intense et d'une réglementation stricte. Voici ce qu'il faut vérifier avant de commencer.
1. Le règlement de copropriété — le point n°1
C'est l'angle mort le plus courant. De nombreux règlements interdisent la location meublée touristique (clause d'habitation « bourgeoise », usage d'habitation exclusif). Lisez-le avant d'acheter : louer en courte durée contre le règlement vous expose à des poursuites des autres copropriétaires et à la cessation forcée de l'activité.
2. Mairie : déclaration, enregistrement, changement d'usage
- •Dans de nombreuses villes, vous devez déclarer le meublé de tourisme en mairie et obtenir un numéro d'enregistrement à afficher sur l'annonce.
- •Pour une résidence secondaire dans les grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice…), une autorisation de changement d'usage — parfois avec compensation — peut être exigée.
3. La règle des 120 jours
Une résidence principale ne peut être louée en courte durée plus de 120 nuits par an. Au-delà, le logement est considéré comme un meublé de tourisme à part entière, avec les obligations correspondantes.
4. La loi « Le Meur » de novembre 2024
La loi du 19 novembre 2024 a durci le cadre de la location courte durée :
- •Fiscalité moins favorable : abattement micro-BIC abaissé à 50 % (meublé classé, plafond 77 700 €) et 30 % (non classé, plafond 15 000 €).
- •DPE obligatoire et exigence de performance énergétique : les passoires thermiques sont progressivement exclues de la location touristique.
- •Pouvoirs renforcés des maires : quotas, zones réservées à la résidence principale, abaissement possible du plafond de nuitées.
5. Fiscalité et taxes
Les revenus relèvent des BIC : micro-BIC (abattements ci-dessus) ou régime réel (déduction des charges et amortissement). Ajoutez la CFE (cotisation foncière des entreprises) et la taxe de séjour collectée pour la commune.
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